Homme plante     植物イケメン

C'est un travail inspiré par un roman japonais « πόποι (popoï) » écrit par Yumiko KURAHASHI en 1987, fantastique de science-fiction.

 

Dans ce roman, la tête coupée vivante d'un jeune bel homme apparaît, l'un des deux anarchistes ayant réussi à s'introduire dans la chambre d'un ancien politicien pour lui faire part de leurs critiques sur la politique gouvernementale. Soudain, le plus jeune se fait Harakiri, son ami plus âgé lui coupe la tête comme c'est la coutume. Lui-même se suicide en s'égorgeant. À cette vue, le politicien fait un AVC et tombe dans le coma. Personne ne pourra donc plus savoir exactement ce qui s'est passé.
La belle tête encore vivante est confiée à Maï, la petite fille du vieil homme. Le rôle de Maï est de connaître les pensées de ce jeune anarchiste à l'aide d'ordinateurs reliés au cou par plusieurs câbles.
Au début, pas de réaction, ses yeux restent fermés.
Maï  le nomme, πόποι (popoï) signifiant « Hélas ! » en grec.

Elle lui parle, d'abord en le pouponnant, elle le coiffe, le rase, lui fait écouter de la musique, etc. Il ouvre ses yeux pour la première fois lorsqu'elle veut lui montrer sa tête bien coiffée et proprement rasée devant un miroir. Maï arrive d'abord à avoir une simple communication avec de légers mouvements de ses lèvres, ses paupières ou de l'acuité de son regard. 

Elle décide de lui faire faire la lecture.

Maï apprend qu'il sait bouger sa langue après lui avoir fait boire du sherry en l'embrassant sur la bouche. πόποι (popoï) devient capable d'écrire avec ses lèvres et sa langue en passant par les câbles informatiques, il parle en termes cosmologique.

Mais ce travail fait vieillir son cerveau beaucoup plus rapidement qu'un homme normal. Il commence à avoir des symptômes d'alzheimer, s'affaiblit de plus en plus. La fin de l'histoire est sa véritable mort…

Maï décide son Kaimiyou (le nom après la mort dans le bouddhisme),Thanatos.

 

Ce roman m'a donné envie de dessiner cette série « Homme plante ».

 

Yumiko KURAHASHI, écrivaine japonaise, 1935-2005. 

Ses romans sont expérimentaux et surréalistes, interrogeant également les normes sociales en vigueur en matière de relations sexuelles, de violence, d'ordre social, etc.

« πόποι (popoï) » est un de sa série appelée « Keïko-san », la plupart de ses romans ne sont pas traduits en français, c'est regrettable, mais ces thèmes sont abordés dans plusieurs mangas aimés par beaucoup de jeunes français.